Edouard Faro

Edouard Faro (Monthey, Switzerland), an Italian by birth, 
saw the light of day for the first time in 1957.

He has always been fascinated by sculpture and painting, and is self-taught. In 1992, he started making wood sculptures, and has continued to do so on a professional basis since 1999.

His work is characterized by its sincerity and serious nature, and the details in his creations display a poetic vision of life. According to the art historian Véronique Ribordy, meeting Faro is becoming immersed in a subtle train of thought, in darkness, in one idea after another.

When he sculpts, Faro still struggles to attain the essential. He works on wood with the same intensity as he chooses his finely chiseled words. His sculptures with their dense tones of black and shell-like polished surfaces, their knowing tracery imprisoned within their rugged framework are reminiscent of a totem, a pagan idol, a barbaric gem. Faro rarely talks about his work, and when he does it’s by allusion, circumlocution, a slight remark: “When you free yourself from thought, from references, you become liberated”.

He prefers the longest of routes to taking short cuts: “People ask artists to make sense. I’d like to arouse the desire to live that part of our existence which is the dream world.” He lives and works in Monthey, Switzerland.

Edouard Faro (Monthey, Suisse) est né en Italie, il voit le jour en 1957. Il fait sa scolarité obligatoire en Suisse et devient CFC de dessinateur en construction métalliques, puis il fait ses études de lettres à Lausanne.

En parallèle, il pratique depuis toujours – en autodidacte – peinture et sculpture. Puis à 35 ans, il se lance dans la sculpture sur bois. Son travail est caractérisé par la sincérité et le sérieux, ses œuvres renvoient par le détail à une vision poétique de la vie.

D’après Véronique Ribordy, « rencontrer Faro, c’est plonger dans une pensée subtile, noire, un déchaînement d’idées.
Une pensée qui rebondit sous le plaisir de la belle langue, cette langue qu’il a fallu dompter, lui le fils d’émigrés. Lorsqu’il sculpte, Faro lutte encore pour atteindre l’essentiel. Comme il cisèle les mots, il travaille le bois. Ses sculptures aux noirs profonds, aux surfaces polies de coquillage, ses entrelacs savants emprisonnés dans leur encadrement fruste tiennent du totem, de l’idole païenne, du bijou barbare.

Il a dit aussi vouloir éviter les raccourcis, préférant les chemins les plus longs: « On demande aux artistes de faire sens. J’aimerais susciter le désir de vivre, la part du rêve. » Il vit et travaille à Monthey, en Suisse.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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